# Piles rechargeables Action : sont-elles vraiment un bon plan ?
Les piles rechargeables représentent aujourd’hui une alternative économique et écologique aux piles jetables traditionnelles. Avec un marché dominé par des marques premium comme Panasonic Eneloop ou Duracell, l’arrivée de produits à prix ultra-compétitifs chez des enseignes discount comme Action suscite naturellement l’interrogation : peut-on réellement faire confiance à ces accumulateurs vendus à moins de 0,20 € l’unité ? La question mérite un examen approfondi, car derrière un prix attractif se cachent parfois des compromis sur la qualité, la durabilité ou les performances réelles. Cette analyse détaillée examine sous toutes les coutures les piles rechargeables commercialisées par Action, en confrontant leurs caractéristiques annoncées aux résultats de tests indépendants et aux retours d’expérience des utilisateurs.
Caractéristiques techniques des piles rechargeables vendues chez action
Les piles rechargeables proposées chez Action se présentent sous différentes appellations selon les périodes, mais correspondent généralement à la marque A-Force High Power. Ces accumulateurs sont disponibles dans les formats standard AA et AAA, les plus couramment utilisés dans les appareils domestiques. Leur packaging affiche des caractéristiques techniques qui, sur le papier, semblent conformes aux standards du marché des piles rechargeables d’entrée de gamme.
Technologie NiMH vs NiCd : quelle chimie pour les accumulateurs action
Les piles rechargeables Action utilisent la technologie Nickel-Métal Hydrure (NiMH), qui a progressivement remplacé l’ancienne technologie NiCd (Nickel-Cadmium) dans les applications grand public. Cette évolution technologique présente plusieurs avantages significatifs : l’absence d’effet mémoire, une capacité énergétique supérieure et l’élimination du cadmium, métal lourd particulièrement toxique pour l’environnement. Les accumulateurs NiMH délivrent une tension nominale de 1,2 volts, contre 1,5 volts pour les piles alcalines jetables, une différence qui n’affecte généralement pas le fonctionnement des appareils modernes.
Cette technologie NiMH confère théoriquement aux piles Action la capacité d’être rechargées plusieurs centaines de fois. Contrairement aux anciennes piles NiCd qui nécessitaient une décharge complète avant rechargement pour éviter la perte progressive de capacité, les accumulateurs NiMH peuvent être rechargés à tout moment sans craindre cet effet mémoire. Cette flexibilité représente un avantage pratique considérable pour l’utilisateur quotidien.
Capacité réelle en mah : décryptage des performances annoncées
La capacité annoncée des piles rechargeables Action varie selon les références et les périodes de commercialisation. Pour les formats AA, les capacités généralement indiquées oscillent entre 1 800 et 2 000 mAh, tandis que les formats AAA affichent typiquement entre 800 et 900 mAh. Ces valeurs se situent dans la fourchette basse à moyenne du marché, loin des performances premium des Panasonic Eneloop Pro qui atteignent 2 500 mAh pour les AA et 950 mAh pour les AAA.
Toutefois, l’indication de capacité sur l’emballage ne garantit pas toujours les performances réelles. Des tests indépendants ont révélé que certains accumulateurs bon marché affichent des capacités optimistes, mesurées dans des conditions idéales de laboratoire rarement reproduites en usage réel. La capac
ité mesurée des piles rechargeables Action se situe souvent 10 à 25 % en dessous des chiffres annoncés, notamment lorsque les décharges sont réalisées à des intensités proches d’un usage réel (jouets, manettes de jeu, lampes). En pratique, une AA estampillée 2 000 mAh pourra ainsi délivrer plutôt autour de 1 500 à 1 700 mAh utiles. Cela ne rend pas ces accus inutilisables, mais il faut garder en tête que, pour un même usage, vous obtiendrez des durées de fonctionnement sensiblement plus courtes qu’avec des références premium. Pour les appareils très gourmands, ce décalage de capacité se traduit par des recharges plus fréquentes et donc une expérience d’utilisation parfois frustrante.
Tension nominale et courbe de décharge des modèles AA et AAA
Au-delà de la capacité, la façon dont la tension chute au fil de l’utilisation joue un rôle clé dans la perception de la qualité d’une pile rechargeable. Les modèles NiMH Action, en AA comme en AAA, démarrent à une tension d’environ 1,35 à 1,4 V juste après la charge, avant de se stabiliser autour de 1,2 V pendant une grande partie de la décharge. Cette « plateau » de tension est typique de la technologie NiMH et explique pourquoi la différence avec des piles alcalines 1,5 V est, dans la plupart des cas, imperceptible pour l’utilisateur.
Les tests en conditions réelles montrent cependant que la courbe de décharge des piles rechargeables Action est légèrement plus abrupte en fin de vie que celle de références plus haut de gamme. Concrètement, la tension chute plus rapidement en dessous de 1,0 V, ce qui peut entraîner un arrêt prématuré de certains appareils sensibles (appareils photo, jouets électroniques sophistiqués) alors qu’il reste encore un peu d’énergie théorique dans l’accu. À l’inverse, pour des usages peu exigeants comme les télécommandes ou les horloges murales, cette dynamique de décharge ne pose quasiment aucun problème.
Dans des appareils à forte demande de courant (voitures télécommandées, lampes torches puissantes), la tension des NiMH Action a tendance à s’affaisser davantage sous charge que celle de piles haut de gamme, surtout après quelques dizaines de cycles. On observe alors une baisse de performance perceptible : vitesse de la voiture réduite, luminosité moindre, autonomie raccourcie. C’est un peu comme comparer un réservoir d’essence de même taille sur deux voitures, mais avec l’une qui consomme davantage dès que l’on appuie plus fort sur l’accélérateur.
Durée de vie en cycles de charge : analyse du nombre de recharges possibles
Les emballages des piles rechargeables Action mettent en avant un nombre de cycles souvent situé entre 300 et 500 recharges, en ligne avec ce que promettent la plupart des fabricants grand public. Toutefois, ces chiffres correspondent à des conditions de laboratoire idéales, avec des cycles de charge et de décharge parfaitement contrôlés et des températures stables. Dans la vie réelle, entre les charges partielles, les périodes de stockage prolongées et les éventuels surchargements, la durée de vie effective peut être très différente.
Les retours d’expérience et quelques séries de tests indépendants indiquent que les piles NiMH Action commencent à montrer des signes de fatigue significatifs dès 150 à 250 cycles dans un usage intensif (jouets d’enfants, manettes sans fil, lampes frontales utilisées chaque semaine). On constate alors une baisse progressive de capacité, parfois supérieure à 30 %, et une augmentation sensible de l’auto-décharge. À partir de ce stade, l’utilisateur a l’impression « qu’elles ne tiennent plus la charge », même si elles restent encore fonctionnelles pour des appareils moins exigeants.
En usage modéré (appareil photo utilisé ponctuellement, souris sans fil, claviers), atteindre 300 cycles réels reste possible, surtout si l’on respecte quelques bonnes pratiques : éviter les charges trop rapides avec des chargeurs bas de gamme, ne pas laisser les accus en permanence sur le chargeur, ne pas les exposer à de fortes chaleurs. En comparaison, des accus premium comme les Eneloop standard dépassent souvent les 500 cycles utiles sans perte de capacité marquée, ce qui relativise l’avantage économique apparent des modèles très bon marché.
Comparatif prix-performance face aux marques leaders du marché
Face à des références comme Panasonic Eneloop Pro, Duracell Recharge Ultra ou Varta Rechargeable Accu, les piles rechargeables Action misent avant tout sur un argument : un prix d’appel imbattable. Mais un « bon plan » ne se mesure pas seulement à l’étiquette en rayon. Pour évaluer objectivement les piles rechargeables Action, il faut mettre en balance coût d’achat, performances réelles, nombre de cycles utiles et confort d’utilisation. Autrement dit, regarder le coût par heure d’utilisation plutôt que le prix du blister.
Action versus eneloop pro de panasonic : rapport qualité-prix
Les Eneloop Pro de Panasonic sont souvent considérées comme la référence pour les usages exigeants : capacité élevée (2 500 mAh en AA), excellente tenue dans le temps, auto-décharge très faible et compatibilité parfaite avec les chargeurs intelligents. En face, les piles rechargeables Action affichent une capacité plus modeste et une endurance moindre, mais coûtent jusqu’à quatre à cinq fois moins cher à l’unité. Alors, qui l’emporte réellement sur le plan du rapport qualité-prix ?
Si l’on se place dans la perspective d’un usage intensif (appareils photo, flashs, jouets très gourmands), les tests montrent que les Eneloop Pro gardent un net avantage. Leur capacité réelle est proche des valeurs annoncées, leur résistance interne reste faible même après plusieurs centaines de cycles, et l’auto-décharge maîtrisée permet de retrouver une pile opérationnelle après des semaines sans utilisation. Dans ce contexte, chaque euro investi est largement amorti sur la durée, ce qui place le coût par cycle à un niveau étonnamment bas malgré un prix d’achat élevé.
Pour un usage occasionnel ou modéré en revanche, les piles Action peuvent se défendre. Sur un ensemble de 50 à 100 cycles étalés sur quelques années, l’écart de performance devient moins critique, surtout si vous les réservez à des appareils moins sensibles aux variations de tension. L’analogie avec l’automobile est parlante : si vous parcourez 30 000 km par an, une voiture premium fiable et peu gourmande a du sens ; si vous ne faites que 5 000 km, un modèle d’entrée de gamme peut convenir, même si ses performances et sa longévité sont moindres. De la même manière, les Eneloop Pro s’adressent à ceux qui « roulent beaucoup » avec leurs accus, tandis que les piles Action visent les usages plus occasionnels.
Écart tarifaire avec les duracell recharge ultra et varta rechargeable accu
Les gammes Duracell Recharge Ultra et Varta Rechargeable Accu occupent un segment intermédiaire : plus abordables que les Eneloop Pro, mais généralement plus chères que les piles rechargeables Action. En magasin, un pack de quatre AA Duracell ou Varta se situe souvent entre 8 et 12 €, alors que chez Action, un pack similaire se trouve parfois sous les 4 €. Sur le papier, l’écart est conséquent et peut inciter à se tourner systématiquement vers la solution la moins chère.
Pourtant, les tests comparatifs montrent que Duracell et Varta conservent une avance nette en termes de capacité réelle, de constance de fabrication et de durée de vie. Leur capacité utile se rapproche des valeurs affichées, l’écart d’une pile à l’autre dans un même blister est plus faible, et la résistance à l’auto-décharge est globalement meilleure. Vous obtenez ainsi des accus plus prévisibles, qui se comportent de manière homogène dans vos appareils, ce qui est particulièrement appréciable pour les packs de quatre ou huit piles utilisés ensemble.
Sur un horizon d’utilisation de trois à cinq ans, la différence de budget entre ces marques intermédiaires et Action tend à se lisser si vous utilisez beaucoup vos accus. Les piles Duracell Recharge Ultra et Varta Rechargeable Accu peuvent supporter davantage de cycles utiles avant de devenir réellement trop dégradées pour un usage confortable. En d’autres termes, leur surcoût initial est partiellement compensé par une durée de vie prolongée et des performances plus stables, ce qui complique la conclusion d’un simple « Action est forcément plus rentable ».
Coût par cycle de charge sur 5 ans d’utilisation intensive
Pour comparer de manière concrète les piles rechargeables Action avec les marques leaders, l’un des indicateurs les plus parlants reste le coût par cycle de charge. Imaginons un scénario d’utilisation intensive : vous chargez et déchargez vos piles en moyenne une fois par semaine, soit environ 50 cycles par an, 250 cycles sur cinq ans. Dans la pratique, toutes les piles n’atteindront pas ce nombre dans de bonnes conditions, mais cela offre une base de calcul.
Supposons que quatre piles AA Action coûtent 4 € le pack et tiennent correctement 200 cycles utiles avant que la baisse de capacité ne les rende peu pratiques. Le coût par cycle et par pile est alors de 4 € / (4 × 200) = 0,005 €, soit un demi-centime d’euro. Pour un pack Eneloop vendu 16 € et capable de fournir 500 cycles utiles, on obtient 16 € / (4 × 500) = 0,008 €, soit 0,8 centime d’euro par cycle. Sur le papier, Action semble donc légèrement plus économique à cycle égal, à condition que les 200 cycles soient effectivement atteints.
Cependant, ces calculs simplifient la réalité : ils ne prennent pas en compte l’auto-décharge plus rapide des piles Action, ni le fait qu’une capacité moindre implique parfois d’acheter davantage de jeux de piles pour couvrir le même besoin. De plus, si vos accus bon marché deviennent presque inutilisables après 150 cycles dans un usage exigeant, le coût réel par cycle grimpe mécaniquement. Inversement, des accus haut de gamme qui continuent à rendre service au-delà de 500 cycles dans des appareils moins gourmands continuent de diluer leur coût dans le temps.
En résumé, dans un scénario d’utilisation intensive, les piles rechargeables Action peuvent constituer une option intéressante si votre priorité absolue est le prix d’achat et que vous acceptez une baisse de performance progressive. Si vous recherchez une expérience plus confortable, prévisible et durable, les marques premium, bien que plus chères, peuvent finalement offrir un meilleur « retour sur investissement » à long terme, surtout sur des appareils critiques ou coûteux.
Test d’auto-décharge et maintien de charge en conditions réelles
L’un des critères souvent négligés lors de l’achat de piles rechargeables est l’auto-décharge, c’est-à-dire la perte progressive de charge même lorsque l’accu n’est pas utilisé. Ce phénomène peut transformer une pile neuve parfaitement chargée en une source d’énergie à moitié vide après quelques mois au fond d’un tiroir. Pour des accumulateurs destinés à des appareils qui restent longtemps en veille (télécommandes, capteurs, lampes d’appoint), le maintien de charge est tout aussi important que la capacité nominale.
Taux d’auto-décharge mensuel mesuré à température ambiante
Les essais réalisés sur des piles rechargeables Action indiquent un taux d’auto-décharge mensuel sensiblement plus élevé que celui observé sur des modèles « faible auto-décharge » de marques reconnues. À 20-25 °C, des accus Action fraîchement chargés peuvent perdre entre 10 et 20 % de leur charge en un mois, selon le lot et le niveau d’usure. Après trois mois sans utilisation, la capacité disponible peut déjà chuter de 30 à 40 %, et au bout de six mois, il n’est pas rare de constater une perte supérieure à 50 %.
À titre de comparaison, des piles de type Eneloop ou Varta « Ready2Use » conservent généralement 70 à 80 % de leur charge après un an de stockage à température ambiante. Cette différence se traduit directement dans l’usage quotidien : avec des accus Action, il n’est pas rare de retrouver une lampe ou une manette de jeu qui fonctionne péniblement, voire pas du tout, après un long délai sans recharge. Vous êtes alors obligé de recharger plus souvent, ce qui limite l’intérêt pratique de disposer d’un parc de piles censées « toujours être prêtes ».
Cette auto-décharge plus rapide reste toutefois acceptable pour des appareils utilisés très fréquemment, comme une souris sans fil ou un jouet d’enfant en service tous les jours. Dans ces cas d’usage intensif, les cycles de charge sont plus rapprochés et la perte de charge à l’arrêt devient secondaire. Mais pour les dispositifs de sécurité (lampes d’urgence, détecteurs, radios d’appoint), il est préférable de privilégier des modèles affichant un taux d’auto-décharge plus faible, même si le prix unitaire est plus élevé.
Technologie low Self-Discharge : les piles action sont-elles LSD
Certains emballages de piles rechargeables mentionnent explicitement la technologie Low Self-Discharge (LSD), c’est-à-dire une conception chimique et physique optimisée pour limiter l’auto-décharge. Ces accus sont souvent vendus prêts à l’emploi, déjà chargés en usine, et promettent de conserver une grande partie de leur énergie pendant plusieurs mois, voire années. Les Eneloop historiques ont popularisé cette approche, largement reprise depuis par d’autres fabricants.
Dans le cas des piles rechargeables Action, la mention explicite « LSD » ou « faible auto-décharge » est rarement mise en avant, et pour cause : les mesures d’auto-décharge montrent qu’elles ne rivalisent pas avec les meilleures technologies du genre. Si certains lots semblent mieux se comporter que d’autres, l’hétérogénéité des performances laisse penser que l’enseigne s’approvisionne auprès de différents fabricants au fil du temps, sans spécification stricte sur ce point précis.
Pour l’utilisateur, cela signifie qu’il ne faut pas compter sur les piles rechargeables Action comme sur des accus LSD de grande marque. Si vous avez besoin de batteries qui restent opérationnelles après plusieurs mois dans un tiroir ou un appareil rarement sollicité, mieux vaut investir dans des piles explicitement annoncées comme « faible auto-décharge ». En revanche, pour des appareils utilisés et rechargés très régulièrement, l’absence de technologie LSD n’est pas bloquante, car l’auto-décharge joue un rôle moins décisif.
Capacité résiduelle après 6 mois de stockage sans utilisation
Pour évaluer le maintien de charge sur la durée, plusieurs tests consistent à charger complètement un jeu de piles, à les stocker à température ambiante, puis à mesurer la capacité encore disponible après un certain temps, par exemple après six mois. Sur ce type de protocole, les piles rechargeables Action montrent des résultats contrastés, mais globalement inférieurs aux meilleurs standards du marché.
En moyenne, après six mois de stockage sans utilisation, la capacité résiduelle des AA et AAA Action oscille entre 40 et 60 % de la capacité initiale, selon les conditions exactes de stockage et l’âge des accus. Cela signifie qu’une pile affichant 1 800 mAh utiles juste après la charge peut n’en offrir plus que 900 à 1 100 mAh au moment où vous en avez besoin, sans même avoir été utilisée. À l’inverse, une pile LSD de qualité conservera souvent 70 % ou plus de sa capacité, ce qui change radicalement l’expérience utilisateur.
Concrètement, si vous chargez un jeu de piles Action pour les laisser dans un tiroir « au cas où », vous risquez d’être déçu le jour où vous voudrez les utiliser pour une lampe torche ou un appareil photo. Pour contourner cette limite, deux stratégies sont possibles : soit vous acceptez de recharger systématiquement vos accus juste avant de les utiliser, soit vous réservez les modèles Action aux appareils qui fonctionnent en continu ou quasi-quotidiennement. Dans ce second cas, la capacité se consommera avant d’avoir le temps de s’évaporer par auto-décharge.
Compatibilité avec les chargeurs intelligents et standards du marché
Un autre point à considérer avant d’opter pour des piles rechargeables Action concerne leur compatibilité avec les différents types de chargeurs disponibles. La bonne nouvelle, c’est que, utilisant la technologie NiMH standard, ces accus peuvent en théorie être chargés avec la grande majorité des chargeurs NiMH du marché, qu’il s’agisse de modèles basiques proposés en supermarché ou de chargeurs « intelligents » plus évolués avec détection de fin de charge individuelle.
Dans la pratique, les retours utilisateurs font état de comportements parfois irréguliers avec certains chargeurs rapides ou ultras-rapides, notamment lorsque les piles ont déjà plusieurs dizaines de cycles au compteur. Des arrêts prématurés de charge, des voyants d’erreur ou des temps de charge anormalement longs peuvent survenir, signe que la résistance interne de l’accu a augmenté ou que la capacité réelle est devenue trop faible pour que le chargeur détecte correctement la fin de charge. C’est un phénomène que l’on rencontre aussi sur des piles d’autres marques, mais qui semble se manifester plus tôt avec certains lots Action.
Avec des chargeurs dits « intelligents », capables de mesurer la tension, le courant et parfois la température de chaque accu individuellement, les piles rechargeables Action restent généralement utilisables sans problème majeur, à condition de ne pas chercher à pousser la charge à des intensités trop élevées. Pour prolonger leur durée de vie, il est recommandé de privilégier des charges modérées (C/4 à C/5, soit 4 à 5 heures pour une charge complète) plutôt que des charges express en moins d’une heure, qui sollicitent davantage la chimie interne.
Si vous utilisez un chargeur plus ancien ou très basique, sans coupure automatique fiable, la prudence s’impose. Comme pour tout accu NiMH, il est déconseillé de laisser les piles sur le chargeur pendant des jours, au risque de les maintenir en surcharge légère permanente, ce qui accélère le vieillissement et augmente l’auto-décharge. Dans ce contexte, l’économie réalisée à l’achat avec des piles Action peut rapidement se diluer si l’usage n’est pas rigoureusement encadré. Mieux vaut alors investir quelques euros supplémentaires dans un chargeur de qualité, qui protégera aussi bien vos accus Action que d’éventuelles piles plus haut de gamme.
Impact environnemental et analyse du cycle de vie complet
Au-delà du prix et des performances, l’intérêt des piles rechargeables Action se mesure aussi à l’aune de leur impact environnemental. De manière générale, remplacer des piles alcalines jetables par des accus NiMH, même d’entrée de gamme, constitue déjà un progrès notable : on réduit considérablement le volume de déchets générés, ainsi que la quantité de métaux extraits et transformés pour produire sans cesse de nouvelles piles jetables.
Cependant, tous les accus ne se valent pas du point de vue du cycle de vie. Plus une pile rechargeable supporte de cycles de charge, plus son bilan écologique par heure d’utilisation est favorable. Sur ce plan, les piles premium, capables de dépasser largement les 500 cycles utiles, conservent une longueur d’avance : elles « amortissent » l’énergie et les ressources nécessaires à leur fabrication sur une durée beaucoup plus longue. À l’inverse, si une pile très bon marché devient quasiment inutilisable après 150 ou 200 cycles, son empreinte par cycle se rapproche de celle de solutions plus jetables qu’on ne le pense.
Les piles rechargeables Action n’intègrent pas de technologies particulières de réduction d’empreinte carbone ou d’augmentation de contenu recyclé, à la différence de certains programmes mis en avant par des marques historiques. Néanmoins, en tant qu’accus NiMH, elles restent exemptes de cadmium, métal lourd particulièrement problématique, et entrent dans les filières de recyclage classiques gérées en France par des organismes comme Corepile. À condition de les déposer en point de collecte en fin de vie, leurs métaux (nickel, acier, etc.) peuvent être en grande partie récupérés et réutilisés.
Pour minimiser l’impact environnemental de vos piles rechargeables Action, deux leviers principaux s’offrent à vous : optimiser leur durée de vie (en évitant les surcharges, la chaleur excessive, les charges ultra-rapides) et limiter le nombre de jeux de piles inutilisés qui dorment dans les tiroirs. Comme le rappellent les études de filières, de nombreuses batteries restent stockées chez les particuliers, parfois jusqu’à leur perte pure et simple, ce qui repousse ou empêche leur recyclage. En adoptant une gestion un peu plus rigoureuse de vos accus, vous maximisez l’intérêt écologique de votre choix, qu’il s’agisse de piles Action ou d’une autre marque.
Retours d’expérience utilisateurs et tests en laboratoire indépendant
Enfin, aucun avis sur les piles rechargeables Action ne serait complet sans prendre en compte les retours d’expérience des utilisateurs et les résultats de tests menés par des laboratoires indépendants. C’est souvent là que l’on voit apparaître l’écart entre les promesses marketing et la réalité du terrain. Dans le cas des accus vendus chez Action, les avis sont particulièrement contrastés, oscillant entre satisfaction pour le prix et franche déception sur la longévité et la constance des performances.
Certains consommateurs soulignent que, pour un usage ponctuel ou peu exigeant, les piles Action « font le job » à moindre coût, notamment pour des télécommandes, des horloges ou des jouets légers. D’autres en revanche rapportent des expériences nettement moins positives, évoquant des lots entiers d’accus devenus difficiles à charger ou à maintenir en charge après seulement quelques mois. Plusieurs témoignages mentionnent l’achat ultérieur de piles Eneloop ou d’autres marques réputées, perçues comme bien plus fiables sur la durée, malgré un prix initial deux à trois fois supérieur.
Du côté des tests en laboratoire réalisés par des associations de consommateurs ou des sites spécialisés, le constat est globalement cohérent : les piles rechargeables Action offrent un rapport capacité/prix intéressant à court terme, mais souffrent d’une variabilité importante d’un lot à l’autre et d’une endurance moyenne dans le temps. Elles se situent souvent en milieu ou bas de tableau en termes de performances brutes, tout en arrivant dans le haut du classement lorsqu’on ne regarde que le coût par heure d’utilisation sur les premières dizaines de cycles.
Ces résultats laissent entrevoir le positionnement réel des piles rechargeables Action : une solution économique pour des usages non critiques, à condition d’accepter un certain niveau d’incertitude sur la durée de vie et les performances long terme. Si vous recherchez la tranquillité d’esprit, avec des accus que l’on oublie presque tant ils sont fiables, les retours d’expérience convergent plutôt vers des gammes reconnues comme Eneloop, Varta ou Duracell. Si, au contraire, vous êtes prêt à composer avec quelques compromis pour limiter votre budget immédiat, les accus Action peuvent trouver leur place dans votre panoplie énergétique, en particulier pour des appareils de second plan.